01-06-2010

Ce week-end je suis allé camper avec Clarrie et sa famille, pendant deux jours, sur la côte à l’Est de Port Hedland, qui se trouve au bout d’une longue piste sableuse. Nous étions une petite quinzaine. Le premier soir Clarrie et un de ses fils sont revenus avec une dinde sauvage, qui a été plumé sur place et cuite à la façon aborigène, dans le sol, recouverte de braises et de sable. Pour accompagner, Lizzie Jones, la femme de Clarrie à préparé un Damper, un pain aborigène cuit lui aussi dans le sol ; la consistance de la pâte doit être parfaite pour ne pas que le sable colle dessus…A l’origine le damper est préparé avec des grains moulus de spinifex, remplacé par de la farine depuis. Ce dîner à été une véritable fête, les enfants couraient partout en se menaçant avec les pattes de la dinde, tout le monde étaient de bonne humeur, et j’ai été accepté comme un ami. Ce genre de réunion familiale est un moment privilégié pour les aborigènes, beaucoup de savoir se transmettent pendant ces moments entre les générations. Nous avons dormi à la belle étoile, les matelas étalés près du feu. Nuit fraîche. La journée suivante, tout le monde s’est affairé à la pêche. Les petits sont revenus avec des crabes, des poissons plats pêchés à la lance. Les adultes ont attrapés des poissons chats et autres espèces, eux aussi cuits dans la braise, accompagné de damper. Un large pot repose en permanence sur le feu, rempli d’eau et de sachets de thé noir, au fil de la journée chacun peut venir tremper sa tasse. J’ai été l’allumeur de feu attitré, tout le monde était impressionné par mon allume-feu, tige de métal que je gratte pour faire des étincelles. Dans la journée un membre d’un Mob différent à attrapé une belle tortue marine, qui a fini comme la dinde d’hier, mais je n’ai pas pu y goûter. Seuls les aborigènes ont le droit d’en prélever, car cela fait partie de leur alimentation depuis des siècles. La fin de journée à été plus frugale, Clarrie est rentré bredouille de la chasse au kangourou, et les poissons n’ont pas été assez nombreux pour remplir nos estomacs affamés. Les enfants et moi-même avons passés une bonne partie de la soirée devant le feu pour nous protéger du froid, en rêvant à des pizzas, McDo pour certains, glaces et autres…Il a fait trop froid pour pêcher de nuit.

Nous sommes repartis au petit matin le ventre vide, juste un thé pour petit déjeuné, et un inoubliable moment pour moi. Sur le chemin du retour, Clarrie m’a demandé si je voulais venir au carnaval de Punmu, dans dix jours. Cela durera 5 jours, 2000 personnes attendues venant des communautés de la région du Pilbara et au-delà. Punmu se trouve au cœur des terres des gens de Martu, à 600 kms de Port Hedland, dans le ‘Great Sandy Desert’, au bout d’une longue piste sableuse. Je verrai l’état de la route, je ferai peut être faire l’aller-retour à vélo par la suite.

This week-end I have been camping with Clarrie and his family for 2 days, on the coast, Est of Port Hedland, at the end of a long sandy track. We were about 15 people. The first night Clarrie and one of his son came back with a bush turkey, feathered on the spot and cooked on the aboriginal way, in the ground, covered by embers and sand. To eat with it, Lizzie Jones, Clarrie’s wife, prepared a Damper, a traditional aboriginal bread cooked in the ground also; the texture of the paste must be perfect to avoid the sand to stick on it…Before the damper was made with spinifex crushed seeds, replaced since by wheat flour. This diner has been a real fest, the kids runned everywhere threaten each other with turkey’s paws, everybody was in a good mood, and I was accepted as a friend. This kind of family meeting is a special moment for aboriginal people, lots of the knowledges are transmitted between generations on those occasions. We slept under the stars, the mattresses spread by the fire. Chilly night. The following day, everybody went fishing. The little kids came back with crabs and flat headed fishes caught with a spear. The adults caught cat fishes and other species, cooked on embers. A large pot sit all the time on the fire, filled with water and black tea bags, all along the day, everyone comes and dive his cup. I have been the fire lighter, everybody was impressed by my flint. During the day a different Mob caught a marine turtle, which ended like the turkey, but I couldn’t try it. Only aboriginal people are allowed to catch them, it’s part of their diet since centuries. The end of the day was not full on, Clarrie came back from hunting without kangaroos, and the fishes haven’t been enough to fill all our stomachs. The kids and I spent the evening by fire dreaming about food and sweets… It’s been too cold for night fishing.

We left the camp early in the morning with empty bellies, jus a tea for breakfast, and an unforgettable moment for me. On the way back, Clarrie asked me if I was interested to join them to the Punmu carnival, in ten days. It will lasts 5 days, 2000 people are going from all the communities of the Pilbara region, and beyond. Punmu is at the heart of the Martu people land, 600 kms of Port Hedland, in the ‘Great Sandy Desert’. I will see the state of the road, I might cycle it later.










27-05-2010

Aujourd’hui pour mes 31 ans, j’ai invité Clarrie, sa femme et le petit Clarrie à manger le gâteau que j’ai fait pour l’occasion, autour d’un feu avec tous les profs. Dans la journée la classe de Jeannette a fait de nombreux dessins en mon honneur. J’ai passé un bon moment mais ma famille et mes amis me manquaient beaucoup. Clarrie m’a annoncé qu’il m’emmenait camper en famille ce week-end, pêcher et chasser, j’ai vraiment hâte.

C’est deux dernières semaines, j’ai pu initier de nouvelles activités à l’école. J’ai entre autre préparé un diaporama de mes photos et présenté mon projet à vélo, ce qui a éveillé la curiosité de certains qui étaient timides avec moi. Ensuite j’ai expliqué classe par classe mon quotidien sur la route, en chargeant mon vélo et en leur expliquant l’utilisation de mes nombreux accessoires. Ma démarche les intrigue toujours, ils se demandent tous pourquoi je n’achète pas une voiture… J’ai maintenant une complicité avec beaucoup des enfants, surtout les plus jeunes. J’ai également préparé un atelier de modelage sur terre glaise pour les plus âgés, sur plusieurs semaines.

Autrement j’ai eu l’occasion de rencontrer Bob et Kase, un couple qui travaille dans la ‘Mulyie station’ à 20 kms d’ici. Bob s’occupe de bétail sur une superficie immense, et prend soin des puits disséminés sur la station pour abreuver les vaches. Les profs viennent ici parfois le week-end pour se détendre et boire un verre, la communauté étant ‘sèche’, il est interdit d’y introduire de l’alcool. En arrivant il faut surtout ne pas oublier de klaxonner pour être sûr qu’ils enfilent des vêtements…avant d’être accueilli par les kangourous.

Today for my 31, I invited Clarrie, his wife Lizzie and his son the little Clarrie to eat the cake I made, around a fire with all the teachers. During the day, Jeannette’s class did some drawings for me, it was really nice. I had a good time but I missed my family and friends. Clarrie told me also he invited me next week end for camping with his family, fishing and hunting. I look forward to it.

The last two weeks, I initiated new activities at school. I prepared a photo slideshow of my trip by pushbike, which attracted the curiosity of few kids. After that I explained in each class my daily life on the road, showing on my bike how I use the accessories. Some of them still ask why I didn’t buy a car… I am now closer with a lot of the kids, especially the youngest. I also prepared a sculpture workshop with clay, for the teenagers.

However, I met Bob and Kase, a couple who works in the ‘Mulyie station’, 20 kms away from here. Bob looks after the cattle on a huge land, takes care of the wells all around the station to make sure the cows have enough water. Sometimes, the teachers come here for a drink, the community is ‘dry’, which means the alcohol is forbidden. When we arrive at the station at any time, we have to horn to be sure they wear some clothes…before being welcomed by kangaroos.





10-05-2010

Je suis à la communauté depuis maintenant une semaine et cela ce sa passé plutôt bien. L’équipe enseignante est composée de 3 profs, Jeannette, Becks et Jenny et de la directrice Kate. Lionel effectue la plupart des travaux, et Ryan, le copain de Becks prépare les repas et les cours de sport. Je vis actuellement avec Jeannette mais je vais changer de maison chaque semaine avec les différents profs.

Pour résumer mes journées, je commence vers 6h30 du matin avec Ryan pour préparer le petit déjeuné conçu spécialement par Megan Lewis. Les aborigènes rencontrent très souvent des problèmes de nutrition, comme le cholestérol et le diabète, dû à leur organisme qui supportent mal cette nourriture occidentale, eux qui étaient habitués à la nourriture que leur offrait le bush. Ryan prépare donc une nourriture biologique à base de viande et d’ingrédients sans gras ni sucre. Moi je presse tout les jours un jus de carotte, céleri, pomme et mandarine, qu’ils n’aiment pas généralement, mais c’est bon pour eux. Ensuite les enfants arrivent vers 7h30, se coiffent, se débarbouillent et choisissent un vêtement à se mettre sur le dos avant de manger. A 8h30 c’est l’heure de l’école, alors je passe dans les différentes classes pour aider à faire lire ou surveiller.

La communauté de Warralong est nomade et porte le nom aborigène de 'KARNTIMARTA'. Les enfants sont parfois absents car ils partent plusieurs semaines ou mois avec la famille pour visiter des proches, dans les régions désertiques alentour. Les enfants peuvent toutefois intégrer les écoles au gré des mouvements. La langue principalement parlée dans la communauté est le 'NYANGUMARTA', mais aussi le 'MARTU' plus 2 autres langues. Ce sont des dialectes bien distincts et la plupart des gens se parlent dans leur propre langue mais se comprennent entre eux. Les différents Mobs ou groupes de peau sont, Purungu, Panaka, Karimarra et Milangka. Wikipédia1 Wikipédia2.

Membre du

groupe de peau

peut seulement

épouser un membre

du groupe de peau

Les enfants

seront

Panaka

Karimarra
(Garimara)

Milangka

Purungu

Milangka

Karimarra
(Garimara)

Karimarra
(Garimara)

Panaka

Purungu

Milangka

Purungu

Panaka

Il y a juste une chose que je regrette, la communauté et les profs ne se mélangent pas souvent, ne partagent pas de repas ensemble, personne ne semble se connaître profondement, séparés par une distance culturelle. Les conditions d’hygiènes sont aussi très difficiles, un peu partout entre les maisons des carcasses de voitures se mêlent avec des déchets. Cela donne un sentiment de tristesse et d’abandon lorsque l’on arrive la première fois. Au centre, entre l’école et les maisons il y a un terrain de basket, je commence à y aller tous les soirs pour passer plus de temps avec les enfants et tenter de les connaître un peu plus, mais cela va prendre du temps pour instaurer un climat de pleine confiance.

Ce soir sur ce même terrain de basket, Clarrie Robinson, un des Elder du camp à réuni la communauté pour régler le problème de la présence à l’école pour les enfants. Tous les Mobs étaient assis par terre séparément, argumentant à voix basse. Nous sommes invités exceptionnellement à y assister. A la fin j’ai pu rencontrer Clarrie, il m’a souhaité la bienvenue et est l’ami de Megan.

I am at the community since a week now, and everything is ok. The teaching team involves 3 teachers, Jeannette, Becks and Jenny, and the principal, Kate. Lionel does most of the work outside, and Ryan, Becks’s boyfriend prepares the meals and does the sport class. At the moment I live with Jeannette but I will change houses every week with different teachers.

For an average day, I start at 6.30 am with Ryan to prepare the breakfast especially made by Megan Lewis. Aboriginal people generally encounter some health issues like cholesterol, cardiovascular diseases and diabetes, due to the western culture, unhealthy for their body which used to bush tucker. Then Ryan prepares a fat free and sugar free food, with meat and vegetable base. I press every morning a juice with carrots, celery, apples and mandarins, which they don’t like for some, but it’s good for them. After that, kids arrive, brush their hair, clean their face and choose a t-shirt before eating. At 8.30 am school begins, so I go in every class to give help, assisting and taking care.

The community of Warralong is nomadic and its aboriginal name is 'KARNTIMARTA'. The kids are sometimes out for weeks or months because their family visits other members in the desert area. However, they can attend to school in other community in spite of their journey. The main language in this community is 'NYANGUMARTA', but also 'MARTU', plus 2 other languages. They are different but everyone understands each other by talking his own dialect. The different Mobs or Skin groups are Purungu, Panaka, Karimarra and Milangka. Wikipedia1, Wikipedia2.

Member of

skin name

Can only marry
member of

skin name

Children will be

Panaka

Karimarra
(Garimara)

Milangka

Purungu

Milangka

Karimarra
(Garimara)

Karimarra
(Garimara)

Panaka

Purungu

Milangka

Purungu

Panaka

There is just something I regret, the community and teachers don’t mix often, don't share some meals together, no one seems to know each other deeply, separate by a cultural distance. The hygiene conditions are also really hard, some cars wrecks mix with rubbish. It gives a feeling of sadness and abandon when we arrive the first time. In the middle, between school and houses, there is the basketball field, where I go more and more at night to play with the kids, to know them a bit more in other conditions.

Tonight on this field, Clarrie Robinson, one of the elders, united the whole community to fix some issues, like the attendance at school for kids. All the mobs were sitting on the floor, separate, arguing each other. We are exceptionally allowed to come. At the end I met Clarrie, he welcomed me. He is a friend of Megan.








03-05-2010

Aujourd’hui lundi, Lionel, le partenaire de la principal de l’école doit venir me chercher à South Hedland pour m’emmener à la communauté de Warralong.

Je suis parti de Karijini jeudi matin après une nuit trop courte, j’ai pour la première fois roulé mercredi soir de nuit, jusqu’à 23h à la lampe frontale. La nuit l’activité animale est plus forte, j’ai dû faire attention aux araignées, serpents et dingo qui rôdent un peu partout. Le matin en reprenant l’embranchement de la route principale, le vent m’a cloué sur place, toujours dans le mauvais sens. J’ai bataillé sur une quarantaine de kilomètres jusqu’au dernier road house avant Port Hedland, le temps de faire le plein d’eau et acheter de la nourriture grasse, dégoûtante et horriblement chère. Le vent s’est calmé dans la journée, et la route à commencé enfin à être descendante. Le soleil tapait très fort à mesure que j’avançais, il faisait environ 40°C avec un fort taux d’humidité, le paysage est devenu totalement plat et vide. En fin de journée j’en avais assez, envie de finir cette partie, de me reposer le week end en ville. A la nuit tombante c’est une crevaison qui m’a fait abandonner, après avoir fait 150 kms, mon record depuis le départ. Le lendemain j’étais plus que jamais déterminé à finir dans la journée les 170 kms, j’ai rapidement réparé ma roue et suis reparti motivé comme jamais. Le vent s’est levé très rapidement, me freinant de moitié. A ce rythme je ne me faisais pas d’illusion. Le vent a soufflé de face tout le long de la journée, mon moral au plus bas, de l’eau chaude pour seule boisson, et une route droite qui semblait ne jamais défiler. J’ai dû rouler de nuit à nouveau pour arriver à South Hedland, totalement hagard et l’entrejambe inflammé par le frottement de mon short. 167 kms dans la journée, il m’a fallu rouler pendant 9h. Je ne réalise pas vraiment avoir fait les 320 kms en deux jours. Maintenant repos bien mérité.

Today Monday, Lionel, the school principal’s partner, has to come to pick me up in South Hedland to go in the Warralong community.

I left Karijini on Thursday morning after a too short night, I for the first time cycled at night on Wednesday, until 11 pm with a head lamp. At night the wildlife activity is at its high, I had to be careful with spiders, snakes and dingoes which wander around. In the morning when I reached the turn off of the main road, the wind stopped me, always on the wrong direction. I battled for 40 kms until the last roadhouse before Port Hedland, for filling the water and buying fat overpriced junk food. During the day the wind went down and the road down hill. The sun hit hard and the humidity made my ride difficult with 40°C. The landscape became flat and empty. I just needed to stop and rest, being in town quickly. At dusk, a flat tyre made me give up, at 150 kms for the day, my record since departure. The following day I was determined to finish the 170 kms the same day, I quickly fixed my wheel and started motivated. I had a face wind all day long, I thought I couldn’t make it, my mood really down, only some hot water to drink and a straight road which seemed to never change. I had to cycle at night again to arrive in South Hedland, after 167 kms, 9h. My short rubbed my jewels all day, I just needed to stop and lay down. I don’t realize I have done 320 kms in two days. I deserve a good rest.





28-04-2010

Cette traversée du parc a plus été plus une expédition qu’une partie de plaisir. Après avoir quitté Tom Price, le vélo pesant 105 kilos en tout, dont 10 jours de nourriture car je ne verrai pas de magasin sur plus de 500 kms, je me suis arrêté au bout d’une piste de 75 kms, au nord-ouest du parc, les ‘Hammersley gorges’. Cet endroit est surtout connu pour sa roche qui a prit au fil des siècles des formes et des couleurs étonnantes, par strates colorées multicolores. J’y suis resté une nuit pour photographier la chute d’eau avant l’aube, coincée au centre d’une minuscule bulle de roche. Une pierre glissante m’a valu au final une chute sur le coccyx qui m’a paralysé pendant quelques secondes, mais je n’ai heureusement rien eu de cassé. Ensuite direction sud pour remonter vers ‘Weano gorges’, par une piste de 25 kms totalement défoncée, empruntée par quelques 4x4 mais qui m’a évité un détour de 100 kms. Le sable mélangé de rochers pointus, ondulé tout le long et sur toute la largeur a eu raison de mon pneu arrière. Première crevaison bien méritée, à 3 kms seulement de l’éco retraite, un complexe privé. Je m’y suis arrêté pour réparer et me laver, mais j’ai eu la chance de rencontrer Allison, une française qui m’a gentiment invité à me reposé une nuit dans sa tente de luxe, elle travaille ici comme cuisinière-pâtissière. Ça a été bon de me reposer un peu et de parler français. Le lendemain je suis reparti vers ‘Weano gorge’ pour y dormir et effectuer une traversée de torrent pour accéder à un spot photographique renommé, ‘Kermit pool’ et Regan pool’. C’est un endroit magique, creusé par l’eau, mais il faut y être très tôt le matin et se mouiller jusqu’à la taille pour bénéficier d’une lumière parfaite. En repartant je m’aperçois qu’une patte en acier qui supporte la roue de ma remorque est totalement dessoudée, cette fois-ci c’est une grosse tuile, et il a fallu que j’attache l’ensemble sur l’arrière du vélo pour pouvoir repartir. Sur le chemin cassé vers l’éco retraite je perds mon pied photo, que je ne retrouverai pas… De retour au camp, Allison me sauve la mise en me trouvant un soudeur qui travaille lui aussi dans la maintenance, chance inouîe dans un endroit si reculé. J’ai repassé une nuit sur place avant de réparer gratuitement et repartir. Après 200 kms de pistes, je vais pouvoir rouler sur du goudron à partir de demain, je pense faire plus attention à l’avenir mais ma remorque est censée résister à tout. Il me reste 320 kms et 4 jours avant d’arriver à Port Hedland et partir dans la communauté aborigène de Warralong, j’ai beaucoup roulé depuis mon départ et faire d’autres activités va me faire du bien.

This crossing of the park has been more of an expedition than a pleasure. After leaving Tom Price, a 105 kilo bike, including 10 days of food because I will not see any shops for 500 kms, I stopped at the end of a 75 kms track, north-west of the park, ‘Hammersley gorges’. This place is known for its amazing multicolored and shaped stones. I stayed there for shooting the waterfalls before dawn, stucked in a little stone bubble. I felt right on my back on a slippery stone, paralyzed several seconds, but fortunately nothing broken. After that I went towards ‘Weano gorges’, through a really rough 25 kms track, only used by few 4WD, but I avoided a 100 kms trip. The sand mixed with sharped rocks, corrugated all along put my rear wheel down for the first time. First flat deserved, only 3 kms from the eco retreat, a private resort. I stopped there to repair and wash, but I had the chance to meet Allison, a French woman who kindly invited me for a rest in her luxury tent, she works here as chef-pastry. It was nice to rest and speak French. The following day, I left to ‘Weano gorges’ to spend the night and to cross a running creek, the only access to a famous photographic spot, ‘Kermit pools’ and ‘Regan pools’. This is a magical place, dug by water, but I need to go there very early in the morning, get wet to the waist, to have the perfect light. On my way back I discovered that a weld is broken on an important part which hold the wheel of the trailer, this is a really bad news, and I had to attach the trailer and bags on the top of my back wheel. On the bad road to the eco retreat I lost my photo tripod. Back to the camp, Allison managed to find a welder who works also there, I am very lucky here in such a remote area. I spent another night with Allison before repairing for free and going back. After 200 kms of tracks, I will come back on sealed road from tomorrow, I will be more careful in the future, but this trailer is supposed to handle extreme conditions. I have got 320 kms left and 4 days before going to the Warralong community, I cycled a lot since I started, and doing something else will be good for me.
















21-04-2010

Finalement Selli est revenu à Newman après une tentative sur la route non goudronnée qui mène à Marble Bar, l’endroit le plus chaud d’Australie avec le record national annuel de jours où le thermomètre affiche plus de 50°C. Il est parti sur une route boueuse et n’a pas pu faire un kilomètre. De toute façon il avait seulement 5 litres d’eau, il aurait pu y rester. J’ai donc décidé de faire le chemin avec lui jusqu’au parc national de Karijini, 200 kms environ. Le paysage devient de plus en plus vallonné et humide, et Selli n’a pas eu le temps de s’acclimater depuis son arrivée il y a deux semaines. Il peine à rouler toute la journée, alors nous avons décidé de rouler séparément à des rythmes différents, il part plus tôt le matin et prend des pauses plus courtes, ce qui me permet de faire mes 100 kms quotidiens. Le parc de Karijini est une immense réserve montagneuse qui s’étend sur plus de 100 kms de large, et nous nous sommes arrêtés sur la partie Est dans les ‘Dales gorges’ pendant deux jours pour se remettre sous les chutes d’eau et dans les piscines naturelles. Nous nous sommes séparés ce matin, lui repart vers Port Hedland et moi à l’opposé vers Tom Price, à 115 kms, pour faire le plein de provisions et revenir sur la partie Ouest du parc. J’ai réussi malgré un vent soutenu à couvrir la distance dans la journée. Traverser le parc a été un vrai bonheur, je n’ai croisé presque aucune voiture et les montagnes rouges sont magnifiques. Seule une montée à 8% a été difficile à franchir, mais le panorama au sommet a été ma récompense…

Selli came back to Newman after an attempt on the dirt road towards Marble Bar, the hottest place in Australia with the highest annual record of consecutive days above 50°C. He went on a muddy road and didn’t manage to go further. He brought 5 litres of water which is dangerous for such a big distance. Then I decided to ride with him until Karijini National Park, about 200 kms. The landscapes become hilly and the atmosphere really humid, and Selli still struggle with the heat since two weeks. He has got some difficulties to ride all day long, so we decided to cycle separately, with different rythms, which allow me to do my 100 kms a day. The karijini National Park is a big natural reserve, more than 100 kms wide, and we arrived in the Est part, in ‘Dales gorges’ for 2 days resting under waterfalls and natural pools. We separated this morning, he went towards Port Hedland and me straight West to Tom Price, at 115 kms, to fill up with food and to come back on the western part of the park. In spite of a weak wind I managed to cover the distance the same day. Crossing the park was a real pleasure, I almost haven’t met anybody, and the red mountains are stunning. Only an 8% steep gave me a hard time, but the scenery at the summit was my reward…





16-04-2010

Je suis à newman depuis hier, la semaine à été très éprouvante moralement à cause d'un vent de face puissant. Les deux premiers jours ma vitesse n'a pas dépassé les 10 kms/h, ce qui m'a pompé beaucoup d'énergie. Le vent se lève vers 9h du matin, j'ai pu faire un maximum de distance à la levée du jour et en fin de journée. Je n'ai pas vraiment profité de cette partie de la route, roulant 7/8h et dormant 10h. Je ne me suis pas arreté à la station de Kumarina aux 2 tiers du chemin, ils ne vendaient pas de nourriture, juste l'habituel fish & chips graisseux, et j'étais limite en provisions. J'ai terminé les 160 derniers kms en 1 jours et demi, motivé par la perspective de vider un pot de Nutella...à la petite cuillère. La nourriture est devenue une obsession, dans cette partie de l'Australie je ne trouve pas toujours ce que je veux et les heures à pédaler sont autant d'heures à réflechir aux petits plats de ma mere. En arrivant j'ai déposé deux plaintes aupres de la police contre 2 road-trains qui m'ont "soufflés" en passant à 1 mètre de moi, en faisant exprès. C'est une sensation que je ne souhaite à personne. J'ai eu de la chance de ne pas etre aspiré grâce à mon poids. Au camping de Newman j'ai rencontré Selli, un espagnol qui remonte vers Broome, à vélo également, avec qui j'ai partagé un bon barbecue sous un orage impressionnant. Il est reparti ce matin, et je vais faire de même demain, cette ville minière est horriblement chère, et les gens ne sont pas spécialement accueillants. Je pense passer 1 semaine à 10 jours au parc national de Karijini, 200 kms au nord, un des plus beaux d'Australie parait-il, et ainsi prendre le temps de photographier avant d'aller à la communauté de Warralong début mai.

I am in Newman since yesterday, the week has been really exhausting because of a strong face wind.The 2 first days my speed didn't exceed 10kms/h, which pumped a lot of energy. The wind rise at about 9 o'clock in the morning, I managed to do a maximum of kms at dawn and dusk. I didn't really enjoyed this part of the road, riding at 7/8kms/h and sleeping 10h. I didn't stop at Kumarina roadhouse, 2 third of the way, they don't sell food, just the usual greasy fish & chips, and i was limit in provisions. I finished the lasts 160 kms in 1 day and half, motivated by the idea of emptying a nutella jar...with a spoon. The food become an obsession, in this part of Australia i don't find everything i want and the hours i spend cycling are also hours thinking about my mother's recipes. When i arrived in town, i reported 2 road-trains to the police, they passed me really close and "blown" me out of the road, on purpose. I don't wish this feeling to anybody. At the Newman's caravan park I met Selli, a spanish guy who cycle also towards Broome, with who i shared a good barbecue under an amazing thunderstorm. He left this morning, and i will do the same tomorrow as this mining town is very expensive and people not really friendly. I think i will spend 1 week to 10 days at the Karijini National Park, 200 kms up north, it's apparently one of the most beautiful park in Australia, and then taking time for photography before going to the Warralong community early may.




10-04-2010

Il m'a fallu seulement 2 jours pour arriver à Meekatharra, 195 kms de piste. J'ai été surpris par mon vélo qui a très bien gére les trous et les parties molles malgré ses 100 kilos au départ, chargé de nourriture et d'eau. A trois reprises j'ai perdu le contrôle et fini dans le bush mais heureusement j'ai évité les blessure, ce qui aurait été un problème avec l'isolement. J'ai juste croisé quelques camions, étonnés de me voir sur cette route, que tout le monde m'avait deconseillé avant. A mi chemin en pleine nuit, j'ai essuyé un début d'orage qui aurait pu transformer le terrain en boue et me bloquer pour 1 jour, mais il n'a fait que passer. Je n'ai encore eu aucune crevaison ni rayon cassé. En arrivant à Meektharra, la piste donne sur un grand hippodrome en terre rouge, où des courses avaient lieu à mon arrivée. J’ai pu me prendre une bonne bière fraîche et me détendre… Je reprends la route dès demain plein nord, vers Newman, à 430 kms, juste une station essence entre deux.

I spent only 2 days to reach Meekatharra, 195 kms of unsealed road. I have been surprised by my bike which handled very well holes and soft parts in spite of its 100 kilos when I started, loaded with food and water. 3 Times i lost control and ended in the bush but fortunately without injuries, which would be a big problem with the isolation. I just saw few trucks, surprised to see a bike on this road. Half way during the night, a thunderstorm cracked above me, which could turn the terrain in mud, but it justs pass through. So far i haven't pinched tyres or broke any spokes. When I arrived in Meekatharra, the road end on a big horse race field, where some races took place. It was time for a nice chilly beer and a rest… Tomorrow i am heading north towards Newman, 430 kms, just a petrol station in between.